punaise diabolique

Punaise diabolique dans la maison : comment la reconnaître et l’empêcher d’entrer ?

Chaque automne, de grandes punaises brunes se rassemblent sur les façades ensoleillées. Elles se glissent ensuite dans les coffres de volets roulants, les encadrements de fenêtres et les combles. Dans la Drôme et en Ardèche, une espèce domine ces invasions : la punaise diabolique, aussi appelée punaise marbrée. Elle ne présente aucun danger pour les occupants. Sa présence en nombre reste pénible et son odeur dérange.

Ce guide explique comment l’identifier, pourquoi elle entre dans les maisons à l’automne et quelles mesures limitent sa présence.

Qu’est-ce que la punaise diabolique ?

La punaise diabolique, Halyomorpha halys, est originaire d’Asie de l’Est. Elle a été détectée en France en 2012, en Alsace. Elle s’est depuis répandue dans une grande partie du pays. La vallée du Rhône fait partie des secteurs où elle est bien installée. Le climat doux et la présence de nombreux vergers lui offrent des conditions favorables.

Cet insecte appartient à la famille des pentatomes, les punaises en forme de bouclier. Il se nourrit de la sève des plantes et des fruits. Il ne pique pas les humains et ne se nourrit pas de sang.

Comment reconnaître la punaise diabolique ?

L’adulte mesure 12 à 17 mm de long. Son corps a une forme de bouclier. Plusieurs critères permettent de l’identifier :

  • une couleur brun grisâtre marbrée de petites taches claires et sombres ;
  • des antennes sombres marquées de bandes blanches sur les deux derniers segments ;
  • un bord de l’abdomen alternant des zones claires et sombres, visible sur les côtés ;
  • des pattes brunes avec des anneaux plus clairs ;
  • une rangée de petites taches claires à l’avant du dos.

Les larves sont plus petites et plus rondes. Elles passent par cinq stades. Les jeunes larves sont noires et orangées. Les larves plus âgées deviennent brunes avec des taches claires.

Les espèces souvent confondues

La punaise grise des bois, Rhaphigaster nebulosa, lui ressemble. Elle porte une épine pointue sous le ventre, entre les pattes. Ses antennes ne présentent pas de bandes blanches nettes. La punaise à pattes rousses, Pentatoma rufipes, a des pattes orangées et des angles pointus de chaque côté du thorax. Ces deux espèces locales entrent rarement en grand nombre dans les maisons.

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La punaise diabolique n’a aucun lien avec la punaise de lit. La punaise de lit mesure 5 à 7 mm, vit dans la literie et se nourrit de sang humain.

Pourquoi elle entre dans les maisons en automne ?

La punaise diabolique passe l’hiver à l’état adulte. Elle entre en diapause, une phase de repos pendant laquelle elle ne se nourrit pas et ne se reproduit pas. La baisse de la durée du jour en septembre déclenche la recherche d’un abri sec et protégé du froid.

Dans la nature, elle s’abrite sous les écorces et dans les fissures des rochers. Les bâtiments lui offrent de nombreuses cachettes. Les adultes se posent d’abord sur les murs exposés au sud et à l’ouest, réchauffés par le soleil de l’après-midi. Ils cherchent ensuite la moindre ouverture.

Les insectes émettent une phéromone d’agrégation. Cette substance attire leurs congénères vers le même abri. Une maison qui accueille quelques punaises en début de saison peut en recevoir des centaines quelques semaines plus tard.

Les points d’entrée les plus fréquents

  • Les coffres de volets roulants et leurs fentes de passage des lames.
  • Les encadrements de fenêtres et de portes mal jointés.
  • Les grilles d’aération et les entrées de VMC.
  • Les passages de câbles, d’antenne et de climatisation.
  • Les jonctions entre la toiture, les rives et les murs.
  • Les bardages bois et les sous-faces de toit.

Est-elle dangereuse ?

La punaise diabolique ne pique pas et ne mord pas. Elle ne transmet aucune maladie connue aux humains ni aux animaux domestiques. Elle n’attaque pas les meubles, les textiles ni les denrées. Elle ne se reproduit pas à l’intérieur d’une maison pendant l’hiver.

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Ses nuisances sont d’un autre ordre. Dérangée ou écrasée, elle libère un liquide malodorant. Beaucoup de personnes comparent son odeur à celle de la coriandre. Ce liquide peut tacher les rideaux et les tissus clairs. Les adultes réveillés par le chauffage volent vers les lampes et les fenêtres pendant les journées douces d’hiver.

Un ravageur pour les vergers drômois

À l’extérieur, la punaise diabolique s’attaque à plus de cent espèces de plantes. Elle pique les fruits pour en aspirer le jus. Les zones piquées deviennent liégeuses et déformées. Les fruits touchés deviennent invendables.

La Drôme et l’Ardèche comptent de nombreux vergers de pêches, d’abricots, de poires, de pommes, de cerises et de noix. Les arboriculteurs de la vallée du Rhône surveillent cette espèce depuis plusieurs années. Les potagers des particuliers sont aussi touchés : tomates, haricots, poivrons et framboises.

Comment l’empêcher d’entrer ?

La prévention se fait en septembre, avant les premiers regroupements sur les façades. Une maison bien fermée reçoit beaucoup moins d’insectes.

  • Refaire les joints de silicone ou d’acrylique autour des fenêtres et des portes.
  • Poser des bas de porte en brosse ou en caoutchouc.
  • Installer des moustiquaires sur les fenêtres ouvertes en journée.
  • Ajouter un joint brosse dans la fente des coffres de volets roulants.
  • Couvrir les grilles d’aération d’un grillage à mailles fines.
  • Boucher les passages de câbles avec un mastic adapté.
  • Vérifier l’état des rives de toit et des bardages.

Comment s’en débarrasser sans les écraser ?

L’aspirateur

L’aspirateur permet de retirer rapidement les punaises regroupées sur un mur ou dans un angle de plafond. L’odeur peut imprégner le sac et le tube. Un bas en nylon glissé dans le tube et maintenu par un élastique retient les insectes. Il suffit ensuite de fermer le bas et de le jeter dans un sac hermétique.

Le bac d’eau savonneuse

Un récipient d’eau additionnée de liquide vaisselle sert pour les punaises isolées. Il suffit de les faire tomber dedans. Le savon empêche l’insecte de remonter à la surface.

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Le piège lumineux maison

Une lampe de bureau posée au-dessus d’un plat d’eau savonneuse attire les punaises actives la nuit. Ce dispositif se place dans une pièce sombre, loin des fenêtres.

Les erreurs à éviter

Les insecticides en bombe pulvérisés à l’intérieur ont peu d’effet sur les adultes cachés dans les cloisons. Ils exposent les occupants à des produits inutiles. Écraser les punaises libère leur odeur et tache les surfaces. Les jeter dans les toilettes consomme beaucoup d’eau pour un résultat identique au bac savonneux.

Quand faire appel à un professionnel ?

Une intervention professionnelle se justifie quand les punaises entrent par centaines, quand elles occupent les combles ou quand plusieurs logements d’un immeuble sont touchés. Le technicien repère les zones de passage et les accès. Il peut appliquer un traitement extérieur sur les façades et les encadrements avant la période de regroupement. Ce traitement se programme en général à la fin de l’été. Il conseille aussi sur les travaux de calfeutrage.

Que faire au printemps ?

Les punaises qui ont passé l’hiver dans la maison cherchent à sortir dès les premières journées chaudes de mars et d’avril. Elles se regroupent alors près des fenêtres. Il suffit d’ouvrir les fenêtres en journée ou de les aspirer. Le colmatage des accès peut ensuite être complété avant l’automne suivant.

À retenir sur les punaises diaboliques

La punaise diabolique se reconnaît à sa taille de 12 à 17 mm, à sa couleur marbrée et aux bandes blanches de ses antennes. Elle entre dans les maisons en septembre et en octobre pour passer l’hiver. Elle ne présente aucun danger pour la santé. Le calfeutrage des fenêtres, des coffres de volets et des aérations limite les entrées. L’aspirateur équipé d’un bas en nylon et le bac d’eau savonneuse permettent de retirer les insectes sans odeur.